ANCIEN FORT CEA-DAM DE VAUJOURS

L’ancien fort de Vaujours a été utilisé par le CEA-DAM (Direction des Applications Militaires) pour des essais de détonique effectués dans le cadre de la mise au point des explosifs chimiques utilisés pour les bombes atomiques. Pour certains essais ont été effectués des tirs mettant en jeu de l’uranium naturel et de l’uranium appauvri. Une étude conduite en 2001-2002 par la CRIIRAD a démontré la contamination résiduelle du site. Le site fait l’objet de servitudes particulières compte tenu de la contamination résiduelle des sols en particulier par de l’uranium et des substances explosives. La société PLACOPLATRE qui a acquis une grande partie du site, projette d’y exploiter une carrière de gypse.

 

 
Mesure fragment radioactif casemate TC1
25 fev 2014 - crédit photo : Marc Planeilles
Entrée du fort - 25 février 2014
crédit photo : Marc Planeilles
 
  • Participation de la CRIIRAD à l’atelier « radioactivité Fort de Vaujours » organisé à Courtry le 3 décembre 2018
  • Radioactivité du Fort de Vaujours : les déclarations trompeuses du CEA

    L’entreprise Placoplatre a ouvert une concertation publique sur le dossier de la future carrière de Vaujours-Guisy (extraction de gypse) qu’elle projette d’implanter au droit du fort de Vaujours. Le fort a abrité le CEV (Centre d’Etude de Vaujours), un site du Commissariat à l’Energie Atomique (Direction des Applications Militaires) où ont été effectués des tirs à l’uranium pour la mise au point des détonateurs de l’arme nucléaire.

    B. Chareyron, directeur du laboratoire de la CRIIRAD a participé à l’atelier « Radioactivité » organisé à Courtry le 3 décembre 2018. Il a pu rappeler à cette occasion les graves dysfonctionnements qui entachent ce dossier : un site considéré comme assaini par les autorités en 1998, alors que les contrôles effectués en 2001-2002 par la CRIIRAD ont démontré qu’il était toujours contaminé ; des experts (IRSN, BURGEAP Nudec) incapables de détecter la contamination résiduelle par l’uranium dans une casemate où un fragment d’uranium dégageait pourtant un taux de radiation alpha-bêta-gamma 70 fois supérieur au bruit de fond (1) ; des sous-traitants de Placoplatre qui tombent par hasard à l’été 2017 sur des déchets radioactifs enfouis par le CEA dans un secteur qui n’était pas considéré comme à risque.

    La CRIIRAD a pu dénoncer lors de cette réunion publique les déclarations trompeuses du CEA tant sur la nature de l’uranium appauvri utilisé à Vaujours (le CEA mentionne dans sa présentation l’utilisation d’uranium appauvri en omettant de préciser qu’il a utilisé de l’uranium appauvri issu du retraitement des combustibles irradiés et donc susceptible d’être contaminé par du plutonium) que sur les risques radiologiques : un médecin du CEA a indiqué que les risques liés au radium 226 étaient infinitésimaux à Vaujours alors que des fragments de paratonnerre découverts sur le site en 2001 et 2015 présentent un débit de dose plus de 10 000 fois supérieur au niveau normal. Ce même médecin a indiqué oralement que l’inhalation et l’ingestion d’uranium ne pouvait entrainer une augmentation des risques de cancer alors que l’uranium (y compris naturel et appauvri) est classé comme cancérigène pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer (en cas d’inhalation et d’ingestion).

    (1) : voir extraits video :
    "Fort de Vaujours : une reconversion explosive" Extrait du magazine de la santé sur france 5 Emission du 01-04-14
    Extrait du reportage Pollution des sols - le scandale cache de France 5 du 20/01/15

    Voir la présentation CRIIRAD du 03/12/2018 
    Voir la note adressée par la CRIIRAD à PLACOPLATRE le 4 décembre 2018

  • Réunion de la Commission de Suivi de Site (CSS) du site de Vaujours du 25 novembre 2016
    Les associations  Nature Environnement 77 et Nature Environnement 93 ont demandé à la CRIIRAD de leur apporter un soutien technique pour le suivi des travaux engagés par PLACO sur l’ancien fort de Vaujours. Le travail de la CRIIRAD est rendu possible par une subvention de 3 000 Euros de la ville de Tremblay-en-France.
  • Lors de la CSS du 25 novembre 2016, la CRIIRAD a dénoncé l’insuffisance des moyens mis en œuvre par PLACO pour le contrôle de la radioactivité de l’air lors des chantiers de démolition (note du 19 décembre 2016)
  • Courrier adressé par la CRIIRAD aux membres de la CSS le 9 novembre 2016 en prévision de la CSS du 25 novembre 2016 (demande de documents)
  • Réunion de la Commission de Suivi de Site (CSS) du site de Vaujours du 5 mai 2015
    Un certain nombre d’associations de protection de l’environnement concernées par le projet Placoplâtre de démolition des bâtiments de l’ancien site CEA-DAM de Vaujours ont demandé à la CRIIRAD de participer en tant qu’expert des associations à la réunion du 5 mai 2015 de la Commission de Suivi de Site (CSS). La CRIIRAD a adressé le 4 mai aux associations un document en réponse.
  • Note du 3 décembre 2012 adressée par la CRIIRAD aux membres de la Commission locale de concertation et de suivi de la carrière de gypse exploitée par l’entreprise PLACOPLATRE rappelant la contamination résiduelle du site par de l’uranium, des éléments chimiques et des explosifs.

  • Synthèse de l’étude conduite par le laboratoire de la CRIIRAD en 2001-2002 pour les associations. Cette étude avait mis en particulier en évidence une contamination résiduelle par l’uranium naturel et appauvri des sols du fort central et de certaines casemates.
MAJ B.C 24/04/2014