Thym

1. La cueillette du thym présente t-elle encore des risques sur le territoire français ?

Le thym, comme beaucoup de plantes aromatiques, est particulièrement sensible aux contaminations atmosphériques.
En 1986, du fait des retombées consécutives à la catastrophe de Tchernobyl, le thym a été contaminé par des substances radioactives, en particulier par le césium 137 et 134 et l'iode 131. Les mesures effectuées par la CRIIRAD ont montré que la contamination a atteint plusieurs milliers de becquerels par kilogramme voire plus. A l'époque les autorités auraient dû imposer des contrôles spécifiques sur le thym et des restrictions de consommation. Cette contamination a fortement décru dans les mois suivant la catastrophe.
En 2011, les retombées de la catastrophe de Fukushima ont entrainé une contamination du thym, en particulier par de l'iode 131, que la CRIIRAD a détecté par exemple en Ardèche (quelques Bq/kg). Les niveaux de contamination étaient très nettement inférieurs à ceux enregistrés en 1986 et ont rapidement diminué .
Dans la mesure où le thym est un bioindicateur particulièrement sensible aux pollutions atmosphériques et donc un aliment à risque, il est utile d'effectuer des contrôles radiologiques (analyse en laboratoire), si les échantillons proviennent de zones proches d'installations nucléaires ou en cas de retombées spécifiques liées à des accidents sur des installations nucléaires.

BC - 28/07/2014